Peugeot 304 Cabriolet : guide d’achat, histoire et essai détaillé

Thomas Vasseur 07 juillet 2026 19 min de lecture
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  • La Peugeot 304 Cabriolet condense une recette rare : une base d’auto populaire, un style signé Pininfarina, et une vraie facilité d’usage pour une voiture classique de loisir.
  • Son histoire commence avec la 204 (1965) et son architecture moderne pour l’époque : moteur transversal avant, traction, quatre roues indépendantes, disques à l’avant.
  • Le cabriolet apparaît en 1966 : performances modestes mais un tempérament de croisière, plus “balade” que “sport”.
  • La 304 arrive en 1969 et le Cabriolet passe au badge 304 en 1970 : ligne légèrement retouchée façon 504, moteur plus généreux, et une carrière qui s’arrête en juillet 1975.
  • En marché européen, un bel exemplaire se trouve encore à des budgets raisonnables ; l’enjeu n’est pas tant le prix que l’état de caisse et la disponibilité de certaines pièces spécifiques.
  • Pour un guide d’achat sérieux, la priorité reste la corrosion, l’authenticité des éléments propres au Cabriolet (dont ses feux arrière), et l’historique d’entretien du moteur.

Peugeot 304 Cabriolet : histoire d’une traction légère au style Pininfarina

Il existe une catégorie de cabriolets qui ne cherchent pas à impressionner par la fiche technique, mais à séduire par l’équilibre. La Peugeot 304 Cabriolet appartient à cette famille : une automobile vintage au dessin italien, construite sur une base française pensée pour le quotidien. Dans les faits, c’est précisément ce mélange qui explique son charme durable : la 304 Cabriolet se vit sans ostentation, tout en ayant une vraie présence.

Le point de départ s’appelle 204. Lancée en 1965, elle marque une rupture chez Peugeot : un quatre-cylindres monté transversalement, entraînant les roues avant via une boîte manuelle à quatre rapports. Ce choix n’est pas un détail d’ingénierie : il libère de l’espace à bord et impose une architecture qui deviendra la norme pour une bonne partie de l’industrie. Sur la route, la 204 surprend alors par sa tenue de cap, aidée par une suspension indépendante aux quatre coins et des disques à l’avant, pas si courants sur des modèles “grand public” de l’époque.

Le succès commercial suit rapidement. Dès 1966, la gamme s’étoffe avec des silhouettes qui couvrent des usages très différents : break, utilitaire, coupé… et cabriolet. Le cabriolet arrive en octobre 1966 et change la personnalité de la voiture : empattement raccourci, toit supprimé, proportions plus ramassées. Il ne faut toutefois pas lui coller l’étiquette de petite sportive. Avec une puissance modeste (autour d’une cinquantaine de chevaux pour la 204 Cabriolet), la mécanique privilégie la souplesse et l’économie, pas les relances rageuses. Qui s’attend à une poussée franche passé 5 000 tr/min se trompe d’époque et de philosophie.

En 1969, Peugeot présente la 304. Elle repose sur la même plate-forme que la 204, mais reçoit des moteurs plus gros et une identité visuelle inspirée de la 504, notamment dans le traitement des faces avant et arrière. La 204 continue sa carrière en version berline et break plus accessible, tandis que les silhouettes “plaisir” — coupé et cabriolet — basculent vers la 304 à partir de 1970. C’est aussi le moment où le Cabriolet est diffusé plus largement sur certains marchés, y compris en conduite à droite pour le Royaume-Uni, ce qui jouera plus tard sur la notion de rareté “locale”.

Deux étapes mécaniques structurent ensuite la carrière du modèle. D’abord l’adoption d’un 1,3 litre d’environ 65 ch, qui rend les déplacements moins placides. Puis l’arrivée d’une déclinaison plus tonique, associée à une alimentation à double carburateur : l’option “S” apparaît en 1972 et devient de facto la norme à partir de 1973, avec une puissance qui grimpe autour de 75 ch. Sur une auto légère, cet écart n’est pas cosmétique : il change la façon dont le moteur répond à mi-régime et la facilité à s’insérer dans le trafic moderne. La production du Cabriolet s’arrête en juillet 1975, après une carrière courte mais cohérente.

Les chiffres de production ajoutent une couche de désirabilité : un peu plus de 18 000 exemplaires de 304 Cabriolet, et une poignée seulement en conduite à droite (moins de mille). À l’échelle européenne, ce n’est pas “introuvable”, mais cela suffit à expliquer pourquoi les autos vraiment saines circulent entre passionnés, parfois avant même d’apparaître publiquement. La suite logique consiste à quitter la chronologie pour entrer dans le concret : comment choisir, inspecter, et vivre avec cette Peugeot de caractère.

Guide d’achat Peugeot 304 Cabriolet : budget réaliste, pièces, et points de vigilance

Un guide d’achat utile commence par une règle simple : sur une voiture classique relativement abordable, le poste “achat” est rarement le vrai sujet. Ce qui compte, c’est le différentiel entre un exemplaire sain et une auto fatiguée qui semble “dans son jus”. Sur une Peugeot 304 Cabriolet, ce différentiel se joue surtout sur la corrosion, la complétude des éléments spécifiques, et la capacité à suivre un entretien régulier sans se battre contre la rareté.

Côté marché, les ordres de grandeur restent raisonnables à l’échelle de 2026 : un cabriolet roulant et présentable peut encore se voir autour de l’équivalent de 3 500 à 5 000 € selon l’état et la provenance, tandis qu’un très bel exemplaire, carrosserie et trains roulants réellement repris, se situe plutôt dans une zone 8 000 à 12 000 €. Cette amplitude n’est pas une coquetterie de petites annonces : elle reflète le coût réel d’une remise à niveau de caisse et de présentation. Un intérieur complet, une capote correcte et une peinture propre coûtent vite plus cher que ce que la cote “théorique” laisse croire.

La recherche gagne à être européenne. La France et les Pays-Bas proposent historiquement un vivier intéressant, et le fait d’élargir le rayon permet souvent de tomber sur des voitures mieux conservées. Les climats, les habitudes de stockage, et le recours au sel sur certaines routes ont un impact direct sur la structure. Une 304 Cabriolet qui a passé sa vie à l’abri, même avec un kilométrage supérieur, est souvent un meilleur achat qu’une auto “faiblement kilométrée” mais rongée dessous. Qui veut du rationnel regarde d’abord sous la voiture, pas la sellerie.

La question des pièces mérite un discours clair. Les bases mécaniques issues de la 204 sont robustes et assez connues ; on trouve de la seconde main, des refabrications ponctuelles et des spécialistes. Le vrai piège vient des éléments peu communs : certains détails de carrosserie, des garnitures spécifiques, et surtout des pièces propres au cabriolet. Parmi elles, les feux arrière spécifiques sont un point de contrôle prioritaire : leur état, leur conformité, et leur disponibilité en remplacement. Sur une auto rare, une pièce “simple” peut immobiliser la voiture ou transformer une restauration en chasse au trésor.

Corrosion : la checklist qui évite les mauvaises surprises

La rouille n’est pas un sujet abstrait ici : c’est le juge de paix. Une coque fragilisée change la façon dont l’auto encaisse les compressions, ferme les portes, et vieillit. L’inspection doit être menée comme sur une voiture bien plus chère, car le coût de tôlerie grimpe vite et la revente d’une auto “moyenne” est toujours plus difficile qu’on ne l’imagine.

  • Soubassements et planchers : recherche de cloques, reprises anciennes, perforations, zones “bitumées” qui masquent.
  • Longerons et points de levage : zones structurelles, souvent attaquées si la voiture a dormi dehors.
  • Passages de roues : projection d’eau et de gravillons, corrosion par l’intérieur.
  • Bas de caisse et bas d’ailes : raccords de tôles, pièges à humidité.
  • Cadre de pare-brise : critique sur un cabriolet, car l’étanchéité conditionne tout.

Un contrôle sur pont, photos à l’appui, est un investissement. Dans un achat passion, la sérénité vaut plus qu’une négociation agressive.

Tableau de repères : versions, production, et intérêt à l’usage

Étape / version Période Mécanique et caractère Ce que cela change pour l’achat
204 Cabriolet 1966-1969/70 (selon marchés) Puissance modeste, conduite paisible, plus “promenade” Souvent moins chère, mais pas forcément plus facile en pièces spécifiques
304 Cabriolet 1.3 1970-1972 Environ 65 ch, plus d’allonge, meilleur agrément moderne Bon compromis si l’objectif est l’authenticité sans recherche de nervosité
304 Cabriolet “S” 1972-1975 (standardisée à partir de 1973) Double carburateur, environ 75 ch, relances plus franches La plus polyvalente au volant ; attention à la qualité de réglage carburation

La logique est limpide : une 304 “S” bien réglée est souvent la plus agréable, mais une 1.3 simple et saine peut être un achat plus rationnel si l’objectif est le cruising et la fiabilité.

Pour ancrer le sujet dans un cas concret, une situation revient souvent : “Élise et Marc”, duo fictif mais crédible, cherchent un cabriolet de week-end pour relier Lyon à la Drôme provençale. Ils veulent rouler, pas restaurer. Dans ce cadre, une auto stockée au sec, avec un dossier de factures cohérent et une caisse vraiment propre, doit primer sur la couleur idéale ou sur une option d’époque. L’insight final est simple : sur une 304 Cabriolet, l’état de structure est la vraie option.

Une fois l’achat cadré, reste le plus intéressant : comprendre comment cette petite Peugeot engage la route, et ce qu’elle raconte au volant.

Essai détaillé Peugeot 304 Cabriolet : comportement, moteur, et plaisir réel au volant

Un essai détaillé d’une Peugeot 304 Cabriolet doit être mené avec des critères adaptés. Ce n’est ni une sportive à chronos, ni un cabriolet moderne isolé du monde. À l’usage, c’est une voiture qui s’apprécie dans le flux : elle répond proprement, digère les petites routes, et se cale à une allure de balade rapide sans demander de violence. Le plaisir vient de la légèreté et de la cohérence, pas d’un rapport poids/puissance impressionnant.

Le point fort structurel est l’architecture traction avec moteur transversal. Sur le papier, c’est l’anti-sportivité pour certains puristes ; sur route réelle, c’est au contraire un choix qui sécurise. La direction n’a pas la nervosité d’une crémaillère contemporaine, mais elle informe suffisamment pour placer l’auto. Les trains roulants, indépendants, donnent une sensation de voiture “sur ses appuis” plutôt que perchée. Sur une départementale granuleuse, la 304 Cabriolet encaisse et conserve une trajectoire lisible, à condition que silentblocs, amortisseurs et géométrie soient sains.

Le moteur 1.3 dans ses différentes configurations conditionne l’expérience. En version standard, la puissance (autour de 65 ch) rend la progression honnête sans être vive : on anticipe, on garde du régime, on évite de laisser tomber trop bas en reprise. Dans les faits, c’est agréable parce que cela pousse à conduire proprement, avec une forme de continuité. La version “S”, grâce à ses carburateurs plus généreux, apporte un répondant nettement plus satisfaisant. La différence se perçoit surtout dans les relances entre 60 et 90 km/h, zone typique des routes de week-end. Le cabriolet n’est pas transfiguré en GTI d’époque, mais il libère un peu de souffle.

Freinage, boîte, et rythme : la 304 préfère la conduite coulée

Le freinage avant à disques, déjà présent sur la 204, rappelle que Peugeot avait compris l’importance de l’endurance. Le ressenti dépend évidemment de l’entretien : flexibles, liquide, réglage arrière si tambours, tout doit être cohérent. Une 304 Cabriolet bien suivie s’arrête droit et sans drame, mais elle n’aime pas l’improvisation. La boîte à quatre rapports impose aussi sa discipline : étagement plus long que certaines citadines contemporaines, verrouillages à l’ancienne, et un levier qui préfère la décision claire aux changements rapides. Cela fait partie du charme, à condition de ne pas confondre “vintage” et “fatigué”.

Sur autoroute, le tableau est connu : vitesse de croisière raisonnable, bruit aérodynamique, et une mécanique qui tourne sans complexe mais sans vocation à tenir des régimes élevés pendant des heures. L’auto se vit mieux sur nationales et routes secondaires, là où le châssis peut respirer et où le décor fait le reste. Un itinéraire typique entre Vienne, Tain-l’Hermitage et les petites routes de la Drôme donne exactement le bon tempo : enchaînements moyens, visibilité, et points de vue qui justifient le cabriolet.

Ce que l’essai révèle sur l’entretien “invisible”

Le comportement d’une 304 Cabriolet trahit immédiatement l’état des périphériques. Une auto qui “flotte” sur ses compressions signale des amortisseurs à bout ou des pneus inadaptés. Une direction qui tire au freinage évoque une géométrie négligée ou des éléments grippés. Et une carburation irrégulière, surtout sur “S”, indique souvent un réglage approximatif plutôt qu’un défaut irrémédiable. C’est là que se fait la différence entre une voiture qu’on subit et une voiture qu’on conduit.

Au volant, l’insight qui reste est paradoxal : la 304 Cabriolet est plus plaisante quand elle est remise à niveau sur ses fondamentaux que lorsqu’elle conserve des “patines” mécaniques. Le charme n’a rien à perdre à une auto saine ; il a tout à gagner en précision.

Pour aller plus loin, il faut regarder l’objet comme une pièce de design industriel, car une grande partie de sa désirabilité vient de son trait.

Design extérieur et ambiance : pourquoi la Peugeot 304 Cabriolet vieillit avec autant d’élégance

Le design extérieur d’une Peugeot 304 Cabriolet est l’un de ces sujets où les mots doivent rester précis. Cette voiture n’a pas besoin d’effets de manche : ses proportions font le travail. La signature Pininfarina, ici, n’est pas une extravagance italienne plaquée sur une base française. C’est une traduction : lignes propres, volumes tendus, surfaces lisibles. Le résultat, c’est une élégance de petite série… appliquée à une auto de diffusion relativement large pour l’époque.

La parenté avec la 204 se voit dans l’architecture générale, mais la 304 apporte une présence plus “statutaire” dans le regard, notamment via des traitements qui évoquent la 504. Ce jeu d’échelle est important : le cabriolet reste compact, mais il reprend des codes visuels d’une Peugeot plus grande. À l’usage, cela donne une auto qui paraît plus “voiture” que “jouet”, sans tomber dans l’ostentation.

Les détails comptent énormément sur une automobile vintage. La qualité d’un ajustement de porte, la rectitude d’un capot, l’homogénéité des chromes et l’état des optiques changent immédiatement la perception. Sur ce modèle, certains éléments spécifiques (comme les feux arrière dédiés au cabriolet) deviennent des marqueurs de sérieux : une voiture complète, avec ses bonnes pièces, raconte souvent une histoire d’entretien et de conservation cohérente. Une auto bricolée, au contraire, se repère à ces détails.

Couleurs, capote, et cohérence : ce qui fait une “belle” 304

La 304 Cabriolet supporte bien les teintes claires : blanc cassé, beige, gris, bleu pâle. Elles mettent en avant les volumes, et dialoguent avec les chromes sans surcharger. Les teintes plus vives peuvent être séduisantes, mais elles exigent une carrosserie irréprochable : la lumière révèle tout. La capote joue aussi un rôle : une toile bien tendue et correctement ajustée n’est pas seulement esthétique, elle conditionne le confort sonore et l’étanchéité. À l’inverse, une capote approximative transforme une balade en négociation permanente avec le vent.

L’habitacle, lui, parle une langue simple. Position de conduite relativement droite, commandes sans sophistication, visibilité agréable. C’est ici que la base “économie-car” devient une force : ergonomie évidente, accès aisé, coffre utilisable. Cette praticité surprend souvent ceux qui imaginent un cabriolet ancien comme une contrainte permanente. Le modèle reste un strict deux places, mais il sait accueillir le nécessaire pour un week-end, ce qui n’est pas le cas de tous ses contemporains.

Exemple concret : la 304 Cabriolet comme “voiture-passerelle” vers le monde des classiques

Un scénario revient dans les conversations de passionnés : un couple déjà habitué à un daily moderne cherche une première voiture classique pour se faire la main. La 304 Cabriolet fonctionne bien dans ce rôle parce qu’elle n’est pas intimidante. Les commandes sont simples, la mécanique accessible, et le format compact réduit le stress en circulation urbaine ou sur petites routes étroites. Elle permet d’apprendre les réflexes d’un véhicule ancien — anticiper, écouter, laisser chauffer — sans tomber dans les excès d’une auto capricieuse.

L’insight final est presque une définition : si le style Pininfarina est la porte d’entrée émotionnelle, la cohérence d’ensemble est la raison pour laquelle on garde la 304 Cabriolet.

Reste un volet pragmatique : la vie de propriétaire, les coûts, et la manière de sécuriser l’achat sur la durée.

Vivre avec une 304 Cabriolet : entretien, disponibilité, et stratégie d’achat durable

Posséder une Peugeot 304 Cabriolet en 2026, c’est accepter une vérité simple : ce n’est pas une voiture “cher à entretenir” au sens moderne, mais c’est une voiture qui demande de la méthode. L’entretien n’est pas compliqué, il est régulier. Les consommables se gèrent, les réglages se surveillent, et la carrosserie se protège. Dans les faits, l’expérience de propriété se joue sur la prévention, pas sur la réparation lourde.

La question des pièces est centrale parce qu’elle conditionne l’immobilisation. Les éléments mécaniques communs à la famille 204/304 se trouvent encore via réseaux spécialisés, bourses, et petites annonces. Un peu de familiarité avec les plateformes françaises et européennes aide nettement, car beaucoup de stocks et de lots “garage” y circulent. La stratégie la plus intelligente consiste souvent à constituer un petit stock de consommables et de pièces d’usure, surtout si la voiture roule peu : durites, joints, éléments d’allumage, filtres, et quelques références de freinage. Cela évite de dépendre d’un délai au mauvais moment, typiquement au début de la saison.

Contrôle technique, usage, et stockage : le trio qui protège la valeur

Une 304 Cabriolet qui roule régulièrement se porte généralement mieux qu’une auto qui dort. Les joints se lubrifient, les carburateurs s’encrassent moins, la boîte reste plus saine. Le stockage, lui, doit être pensé comme une extension de la restauration : sol sec, ventilation, protection contre les rongeurs, et une housse respirante plutôt qu’une bâche plastique. Sur un cabriolet, l’humidité est l’ennemi silencieux, car elle s’attaque à la structure et à l’intérieur.

Sur le plan financier, la décote n’est pas le sujet : on parle d’une voiture qui oscille plutôt sur une valeur d’usage et de passion, avec une cote qui progresse lentement quand l’état est exceptionnel et l’historique limpide. La tentation d’acheter “moins cher” est fréquente, mais elle se paye souvent en temps et en frustration. Une auto déjà saine est une économie déguisée.

Checklist d’achat “proprio” : ce qui doit être documenté

  1. Dossier photo des dessous (ou inspection sur pont) prouvant l’état structurel.
  2. Historique d’entretien : factures, réglages carburation, freinage, éléments de suspension.
  3. Authenticité des pièces spécifiques (dont feux arrière) et état des chromes/optique.
  4. Capote : ajustement, étanchéité, état de la lunette, mécanismes.
  5. Essai routier à froid et à chaud : stabilité au freinage, montée en régime, ralenti, température.

Pour illustrer, reprise du fil conducteur : Élise et Marc finissent par choisir une 304 Cabriolet moins “parfaite” visuellement, mais avec une caisse saine et un dossier d’entretien propre. Trois mois plus tard, la voiture roule chaque week-end, sans surprise, et c’est exactement le bon indicateur : une ancienne réussie est une ancienne qu’on utilise. L’insight final est net : la meilleure 304 Cabriolet est celle qui permet de rouler tout de suite, puis d’améliorer à son rythme.

Faut-il privilégier une Peugeot 304 Cabriolet “S” pour un usage régulier ?

Oui, si l’objectif est de rouler souvent sur routes modernes : la version “S” (double carburateur, autour de 75 ch) apporte des relances plus faciles et un agrément supérieur. En contrepartie, elle exige une carburation bien réglée et un entretien rigoureux. Une 1.3 standard en excellent état peut toutefois être un choix plus simple et tout aussi cohérent pour une conduite coulée.

Quels sont les points de corrosion les plus critiques sur une 304 Cabriolet ?

Les zones à contrôler en priorité sont les planchers, longerons, bas de caisse, passages de roues et le cadre de pare-brise. Sur un cabriolet, la rigidité de coque dépend directement de ces éléments : une corrosion structurelle coûte cher et dégrade le comportement routier. Une inspection sur pont reste la meilleure assurance avant achat.

Les pièces sont-elles difficiles à trouver pour une automobile vintage comme la 304 Cabriolet ?

Les pièces mécaniques communes à la famille 204/304 se trouvent encore via spécialistes et marché de l’occasion, même si le neuf n’est pas systématique. Les vraies difficultés concernent les pièces spécifiques au cabriolet (certaines garnitures, éléments de carrosserie, feux arrière). Acheter une voiture complète et conforme réduit fortement le risque d’immobilisation.

Quel budget prévoir pour un bel exemplaire dans un guide d’achat réaliste ?

Un cabriolet roulant et présentable se situe souvent autour de 3 500 à 5 000 €, tandis qu’un exemplaire très sain (caisse, peinture, intérieur, trains roulants) se négocie plutôt entre 8 000 et 12 000 € selon historique et provenance. Le vrai critère n’est pas le prix affiché, mais le coût d’une remise à niveau de carrosserie et de structure si l’auto est attaquée.

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